mercredi 13 décembre 2006

Can I get Amen ?

Une vidéo raconte le destin exceptionnel d'un solo de batterie de quelques secondes. “Amen, Brother” !
C’est l’histoire d’un solo de batterie qui a changé la face de la musique. En 1969, le groupe funk soul américain The Winstons enregistre un 45-tours, Color him father. Sur la face B, un gospel, Amen, Brother : après une minute et vingt-six secondes, la basse, les cuivres et la guitare s’arrêtent net pour laisser la batterie jouer seule pendant sept secondes, soit exactement cinq mesures. Les quatre premières vont connaître un destin exceptionnel dans les années 80 : avec l’avènement du sampler, qui permet d’isoler un échantillon sonore pour le rejouer en boucle, ce break de batterie très pêchu sera massivement utilisé par les pionniers du hip-hop, de Public Enemy à Mantronix, avant de devenir la base d’un courant de musique électronique, syncopée et ultra-rapide, la jungle.
Histoire de se rappeler d’où vient toute la musique qu’on aime.
Thomas Bécard

La vidéo en VO : http://www.nkhstudio.com/pages/amen_mp4.html
La vidéo en VO sous-titrée : www.contenus.org/article.php3?id_article=37